Fin avril 2016, au rallye de la Guirlande, une superbe Ford Capri 2600 RS, pilotée par Renaud Desmereau, est engagée en VHC. Une auto et un nom de pilote qui réveillent en moi la nostalgie de mes 20 ans.

 

 

Desmereau ? Mais bien sur, je pense de suite à Pascal, qui courrait dans les années 80 en R8 Gordini, puis sur une Alpine 1600 S groupe 3, avec laquelle il participe au championnat de France et d’Europe de la montagne. Il gardera cette Alpine quinze ans avant de l’échanger contre une R5 Turbo. Entre temps, il fera l’acquisition de la Jidé de « Cocotte » Rimaudière (celle qui a remporté la ronde Limousine en 1973). Une auto, qui lui donnera envie en 1993 d’en construire une de A à Z, qui sera équipée d’un moteur BMW 6 cylindres et qu’il baptisera Jidé Maxi. En 2001, suite à un gros problème de santé, il vendra cette auto à Nice, où elle roule toujours. 

Pascal, d’où vient cette Ford Capri 2600 RS ?

« Il faut savoir que la Capri 2600 RS est une voiture atypique, et qu’il n’y en a pas eu beaucoup. Celle-ci, je l’ai trouvé par hasard à coté de chez moi. Cela faisait 17 ans qu’elle était dehors sous la pluie. Au début je pensais que c’était une simple Capri customisée. Puis, je me suis arrêté pour l’examiner, et là, je me suis dit, qu’il y avait du sang dans cette auto. Je l’ai donc récupéré, démonté, et analysé. Je ne savais pas trop où j’allais, quand un gars m’a ouvert les yeux en me disant que c’était une auto d’exception. Une ALL, un modèle Allemand. Il n’y en a eu que 21 d’immatriculées. Je me suis donc lancé à la recherche des origines de cette auto. Et après plusieurs mois, je les ai trouvés chez HSI en Allemagne. De là, je compris qu’il fallait faire particulièrement attention pour remonter cette auto ».

Dans quel état était-elle quand tu l’as récupéré, et quelles sont les principales difficultés que tu as rencontré pour la remonter ?

« Si le châssis était heureusement sain, par contre elle était dépouillée de quelques accessoires tel l’injection. J’ai eu beaucoup de mal à retrouver quelques pièces qui étaient spécifiques à la groupe 2 usine, comme les renforts de caisse. Il m’a fallu 5 ans pour remonter cette auto ».

A l’époque, on disait que c’était une voiture d’homme.

 « Pour l’avoir utilisé un peu, je peux dire que c’est une voiture très physique. Il n’y a pas de direction assistée, et les roues sont relativement larges. Honnêtement, les pilotes, qui courraient à l’époque avec ces autos, étaient des costauds ».

Et maintenant, que vas-tu faire de cette auto ? La garder ? La vendre ?

« La vendre ? Je ne sais pas. Je vais continuer à la faire rouler avec mon fils Renaud. Cette auto, c’est un coup de cœur, un rêve de passionné que je suis. Et la passion, c’est toute la vie.  Sur le bord des routes, elle fait rêver les spectateurs, rappelle de vieux souvenirs à ceux qui tournent autour de la soixantaine(comme nous). Cette auto, me plait, parce qu’elle rare. J’adore la voir rouler. Elle a une place à part. Non, je vais la garder. D’ailleurs je suis en train de la faire évoluer. » A Surgères, dans le garage, elle est entourée d’une Dauphine Gordini, de la Jidé, de 2 R8 Gordini (Pascal en a eu 11), et d’une Sierra XR4i. Avouez qu’il y a plus mal loti.

                                                                               Propos recueillis par G. Coëffe

 

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à vos centres d’intérêts.