« La passion de la vitesse, je crois bien qu’elle est dans mes gènes. Comme beaucoup, j’ai commencé par la moto, et à 20 ans, je suis passé à l’automobile sportive, avec notamment des BMW, Matra ou autres Porsche 911. De par mon métier de chaudronnier alu et aciers très spéciaux, j’ai été sollicité par des copains de l’époque, pour les aider à préparer leurs voitures et course, et leur faire l’assistance. Ma première expérience, fut au Rallye d’Automne 1972, où je me suis fais embarquer par Jacques Sécher et Bernard Boucheron. Deux ans plus tard, je monte en gamme et prend une licence de contrôleur, qui à l’époque devait être la moins chère ».

 

Vivre la course en faisant l’assistance, c’est bien, mais la vivre dans une voiture de course, c’est quand même mieux. Gilles saute alors le pas en copilotant son copain Laurent Daubort, en 93 ou 94 (il ne sait plus très bien) sur une 205 Rallye. Là, il se rend compte, que le baquet de droite, n’est pas fait pour lui, et il revient très vite à l’assistance sur de nombreuses et prestigieuses épreuves, tel le Dakar, la Corse, le Londres-Athènes, le Maroc Historique, l’Algarve, la Russie …etc. Seule entorse, le Panama-Alaska 1997, où il pilote un Nissan Terrano. La même année, « contraint et forcé » il stoppe tout, pour s’occuper du dernier rallye Terre de Charente (que certains voudraient bien faire renaitre) où il passe de « porte papiers » à président de la défunte Ecurie Charente. Le rallye Terre de Charente n’étant plus organisé, que faire, comment et avec qui ? « L’idée de monter une autre écurie, vient d’anciens de l’Angoumois et de l’Ecurie Cognac, qui sont venu me chercher. De là, nous avons crée l’Ecurie Rallye 16. Comme il fallait nous affilier à une ASA, nous avons contacté l’ASA des Remparts, (la seule qui restait en Charente)qui a refusé de nous accueillir. Plusieurs anciens étant à l’ASA Augias, j’ai appelé Claude Baudin, qui m’a reçu à bras ouverts. Après plusieurs réunions, pour lesquelles j’ai du faire pas mal de kilomètres, nous avons finalisé notre affiliation. Ce que je ne regrette absolument pas, car Claude m’a remis le pied à l’étrier, m’a donné ses contacts, ses recommandations et de précieux conseils. C’était un super président à qui je dois beaucoup ». Après des débuts « mouvementés », Daniel Bousigue prend la présidence de l’Ecurie Rallye 16 pour un an, afin de régler un petit problème interne « Ce qui a été fait, et même bien fait », avant de remettre les clés à Gilles. « Au début nous n’étions qu’une petite dizaine. Puis les troupes se sont étoffées, avec le copain, du copain d’un copain. La porte a toujours été, et même encore, ouverte. Aujourd’hui, nous sommes 154 membres. Quand à toute l’équipe qui m’entoure, je ne l’ai pas choisi. Ils sont venus, cela leur à plu et ils sont restés. Notre activité principale, est l’organisation du Rallye de la Guirlande » (qui a une certaine époque s’appelait La Cagouille. Normal en Charente). Après tant d’années à avoir mis l’Ecurie 16 sur les bons rails, Gilles songe à lever le pied et prépare sa relève « C’est en bonne voie ». Ce qui ne l’empêche pas d’être très inquiet pour l’avenir : «avec cette nouvelle ligue qui se prépare, je pense que l’on va perdre plus que l’on va gagner ». Le doute n’est pas permis, même quand il aura levé le pied, Gilles ne sera jamais bien loin de l’Ecurie Rallye 16.

                                                                                                                            Gérard DESVAUX 

 

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à vos centres d’intérêts.